Histoire des courtisanes à Paris au 19ème

You are viewing an old revision of this post, from 3 novembre 2022 à 15 h 39 min. See below for differences between this version and the current revision.

Le courtisan est à l’origine celui qui fait partie de la Cour d’un souverain, et cherche à gagner ses faveurs par la flatterie. Les maîtresses du roi sont appelées courtisanes. Le mot prend un sens différent au 19ème siècle, pour désigner une femme qui vend ses faveurs à des hommes de la grande bourgeoisie ou de l’aristocratie. Elle est la « maîtresse officielle ».    D’origine modeste, elle apprend les codes de la haute société parisienne pour s’y introduire, et acquiert grâce à ses amants successifs des fortunes considérables. Véritable phénomène de société, essentiellement parisien, la courtisane contribua à la réputation de « ville de plaisirs » de la capitale. Sorties du ruisseau                                                                                                                                              La plupart des courtisanes ont connu une enfance misérable, et subies des sévices.  Caroline Otero, née d’un père inconnu, est violée à 11 ans, puis précipitée par un premier amant dans le monde de la prostitution. La Païva voit le jour dans le ghetto de Moscou ; elle est mariée de force à dix-sept ans à un pauvre diable tuberculeux. Liane de Pougy reçoit une éducation religieuse avant d’être elle aussi mariée trop jeune à un homme qui la brutalise, allant jusqu’à lui tirer une balle dans la fesse ; le médecin auquel elle demande si cela se verra lui répond « il n’en dépend que de vous » …Marie Duplessis a un père alcoolique, qui l’abandonne à l’âge de sept ans, après la mort de sa femme ; il revient la chercher lorsqu’elle a quatorze ans pour la vendre à un débauché septuagénaire. Abusées très tôt, ces femmes nourrissent un sentiment de revanche et une volonté de domination sur la gent masculine.
L’enfance d’une courtisane
Grisettes et Lorettes                                                                                                                                            Le monde de la prostitution est complexe et « hiérarchisé ». Les prostituées sont généralement pensionnaires de maisons closes, allant des bouges infâmes, où elles ne survivent pas longtemps, aux lieux « de haute tolérance » fréquentés par les bourgeois ; elles deviennent rarement courtisanes.  Les grisettes sont des ouvrières, fréquemment employées dans les métiers du textile. Leur travail est usant, et le salaire insuffisant ; elles arrondissent leur fin de mois en faisant commerce de leur corps. Certaines se laissent séduire par un étudiant qui partage leur vie quelques temps, avant de faire un mariage honorable dans son milieu ; abandonnées, parfois enceintes, elles sombrent dans la misère. D’autres trouvent un protecteur fortuné, qui les installera dans un appartement ; elles changent de statut, deviennent Lorettes ; les plus douées accèderont à celui de courtisanes.
Pensionnaires d’une maison close parisienne par Toulouse Lautrec.
La beauté ne fait pas tout                                                                                                                               Les courtisanes ne se contentent pas d’être belles. Leur « prestation » n’est pas un simple échange charnel. Conquérir les hommes les plus fortunés exige bien davantage. Elles n’ont pas d’éducation, mais apprennent les codes de la haute société grâce à leur instinct. Elles ont un sens inné de l’élégance. Afin de briller dans le grand monde, elles acquièrent une culture générale à l’aide de professeurs de diction, de musique etc… Elles tiennent un salon où elles reçoivent l’élite masculine. Leurs amants doivent être fiers de s’afficher avec elles.  Entre le monde de la prostitution et celui de la grande bourgeoisie et de l’aristocratie, elles fascinent.
La Castiglione fascine et intrigue
Insoumises et émancipées                                                                                                                    Devenir courtisane est au 19ème siècle le seul moyen pour une jeune fille modeste, belle et ambitieuse d’échapper à sa condition, à une vie de misère et d’exploitation. Elle a généralement perdu sa virginité très tôt, et ne peut aspirer à un mariage « honnête ». Qualifiée de lionne, la courtisane est insoumise, libre et indépendante. « J’ai été l’esclave de mes passions, jamais d’un homme » déclare Caroline Otero. Elle n’a ni proxénètes ni maris, choisit ses amants. Libérée des carcans dans lesquels sont enfermées les femmes du monde, elle est provocatrice.  Elle monte à cheval, voyage seule dans le monde entier, bénéficiant de l’aura de la capitale française à l’étranger.
Valtesse de La Bigne
Terrains de chasse                                                                                                                                              Les grisettes qui aspirent à devenir courtisanes doivent « chasser » sur les lieux fréquentés par la haute société parisienne. L’Opéra, les courses hippiques, le Bois de Boulogne sont des terrains privilégiés ; de même que les bals, tels la Closerie des Lilas, où les hommes aiment s’encanailler. La scène est un autre moyen de se faire remarquer ; les artistes femmes ne peuvent survivre financièrement sans un protecteur ; les plus talentueuses deviennent de célèbres courtisanes ; les autres sont jetées en pâture aux bourgeois ; un contemporain évoque « la traite des planches ». Caroline Otero est une excellente danseuse ; elle fait ses débuts dans des cabarets, y attire l’attention d’un banquier qui lui présente un imprésario, et accède à la célébrité. Liane de Pougy débute aux Folies Bergères ; « elle joue mieux couchée que debout » dirent les critiques.
En quête d’une proie dans un grand restaurant
Leurs amants                                                                                                                                                           Ils viennent du monde de l’aristocratie, mais surtout de la grande bourgeoisie d’affaire. L’expansion économique sans précédent à partir des années 1850 fait naitre de nouvelles fortunes. L’argent prend progressivement le pas sur la naissance. Les « nouveaux riches » veulent afficher leur réussite par de somptueuses demeures, des œuvres d’art…et une célèbre courtisane. A la différence d’une vulgaire maîtresse, la courtisane est exhibée avec fierté. Caroline Otero est surnommée la sirène des suicidés : plusieurs de ses amants se sont donné la mort pour elle. La Comtesse de Castiglione entretient une relation avec l’Empereur Napoléon III.  Certaines font naître des passions chez les artistes, tel Marie Duplessis et Franz Liszt ; morte de tuberculose, immortalisée par « La Dame aux Camélia » elle devient une véritable icône du Romantisme. Jeanne Toussaint connaît une grande histoire d’amour avec Louis Cartier, et Valtesse de la Bigne avec Jacques Offenbach.
La courtisane ne fréquente que « le grand monde »
Des fortunes considérables                                                                                                                             Le succès d’une courtisane se mesure à sa fortune. Ses honoraires sont extravagants.  Le spectaculaire est la règle. Son attirance pour le luxe est sans limites. La Païva se fait construire un hôtel particulier sur les Champs Élysées, pour lequel elle fait appel aux meilleurs artistes ; du lait ou du champagne coulent des robinets en or de la baignoire. La surcharge décorative, l’accumulation de matériaux précieux, est de mise dans un intérieur de courtisane.  Le lit a une importance particulière car « la fortune ne vient pas en dormant seule » déclare la Belle Otero. La courtisane doit briller, frapper l’imaginaire collectif. Elle s’autorise, à la différence des femmes du monde, toutes les excentricités et les excès dans son apparence. Elle fait la fortune des joailliers et de la Haute Couture. Elle s’habille de couleurs vives, se maquille avec audace, teintent sa chevelure. Elle mène souvent sa carrière en véritable femme d’affaires.
Escalier en marbre de l’hôtel de la Païva, Champs-Elysées.
Des influences avant l’heure                                                                                                              Certaines courtisanes ont inspiré la mode, et en font parfois profession. Liane de Pougy fut l’une des mécènes de Lalique et porte ses bijoux. Les amies courtisanes de Coco Chanel sont ses ambassadrices ; elles sont les premières à oser porter ses créations. Jeanne Toussaint dirige le département luxe de Cartier ; elle va y élaborer le fameux bijou en forme de panthère, « double de moi-même, sauvage et dominante ». Dans le domaine de la santé, elles diffusent des pratiques de contraception, tel l’usage du préservatif en boyau de mouton. Elles ont parfois recours à des pratiques d’avortement à l’aide de produits souvent inefficaces et dangereux. Soucieuses d’hygiène, elles sont parmi les premières à faire installer des salles de bains et des bidets à une époque où la toilette est encore sommaire.
Jeanne Toussaint créa la célèbre Panthère de Cartier
Utilisation des « médias »                                                                                                                                Au milieu du 19ème siècle, la culture du visuel est en plein essor, les courtisanes en exploitent toutes les ressources. Elles se font photographier par des professionnels, diffusent leur image à l’aide de cartes postales. Elles posent pour des publicités, et figurent sur des affiches qui envahissent le paysage urbain.  Elles propagent le personnage de légende qu’elles se sont façonnées, mettent en scène leurs frasques et leurs excentricités. Elles font rêver les hommes, tandis que les femmes « respectables » les jalousent secrètement.
Excellente danseuse, la Belle Otero diffuse son image
Sorties de scène                                                                                                                                            Quand la vieillesse les rattrape, les courtisanes connaissent des sorts plus ou moins tragiques, et parfois inattendus. La Castiglione finit ses jours recluse, en proie à la folie ; elle persiste à poser dans les tenues fastueuses de sa jeunesse ; plus tard, elle recouvre les miroirs de voiles noirs et ne sort qu’à la nuit tombée ; elle est retrouvée morte entourée des dépouilles empaillées de ses chiens. Liane de Pougy se lie d’amitié avec la mère supérieure d’un établissement pour handicapés mentaux, qu’elle soutient financièrement ; veuve, elle entre au couvent où elle est inhumée. Caroline Otero, joueuse invétérée, perd toute sa fortune et termine ses jours dans un modeste studio à Nice ; la veille de sa mort, elle va chez son petit traiteur habituel commander son repas et lui dit « ce soir, deux portions, nous serons deux »…
La Castiglione âgée posant dans ses tenues de jeunesse.
                                     

Post Revisions:

Changes:

3 novembre 2022 à 15 h 39 minCurrent Revision
Title
Supprimé ! Les courtisanes, ces femmes de légende nées dans le ruisseauAjouté : Histoire des courtisanes à Paris au 19ème
Content
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><span style="color: #0000ff;">Courtisane, une définition...</span></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
Supprimé ! Le courtisan est à l’origine celui qui fait partie de la Cour d’un souverain, et cherche à gagner ses faveurs par la flatterie. Les maîtresses du roi sont appelées courtisanes. Le mot prend un sens différent au 19<sup>ème</sup> siècle, pour désigner une femme qui vend ses faveurs à des hommes de la grande bourgeoisie ou de l’aristocratie. Elle est la « maîtresse officielle ».    D’origine modeste, elle apprend les codes de la haute société parisienne pour s’y introduire, et acquiert grâce à ses amants successifs des fortunes considérables. Véritable phénomène de société, essentiellement parisien, la courtisane contribua à la réputation de « ville de plaisirs » de la capitale. Ajouté : <p>Le courtisan est à l’origine celui qui fait partie de la Cour d’un souverain, et cherche à gagner ses faveurs par la flatterie. Les maîtresses du roi sont appelées courtisanes. Le mot prend un sens différent au 19<sup>ème</sup> siècle, pour désigner une femme qui vend ses faveurs à des hommes de la grande bourgeoisie ou de l’aristocratie. Elle est<strong> la « maîtresse officielle ».</strong> D’origine modeste, elle apprend les codes de la haute société parisienne pour s’y introduire, et acquiert grâce à ses amants successifs des fortunes considérables. <strong>Véritable phénomène de société, essentiellement parisien</strong>, la courtisane contribua à la réputation de « ville de plaisirs » de la capitale.</p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><span style="color: #0000ff;">Sorties du ruisseau</span></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
Supprimé ! <strong><span style="color: #0000ff;">Sorties du ruisseau</span>                                                                                                                                              </strong>La plupart des courtisanes ont connu une enfance misérable, et subies des sévices.  Caroline Otero, née d’un père inconnu, est violée à 11 ans, puis précipitée par un premier amant dans le monde de la prostitution. La Païva voit le jour dans le ghetto de Moscou ; elle est mariée de force à dix-sept ans à un pauvre diable tuberculeux. Liane de Pougy reçoit une éducation religieuse avant d’être elle aussi mariée trop jeune à un homme qui la brutalise, allant jusqu’à lui tirer une balle dans la fesse ; le médecin auquel elle demande si cela se verra lui répond « il n’en dépend que de vous » …Marie Duplessis a un père alcoolique, qui l’abandonne à l’âge de sept ans, après la mort de sa femme ; il revient la chercher lorsqu’elle a quatorze ans pour la vendre à un débauché septuagénaire. Abusées très tôt, ces femmes nourrissent un sentiment de revanche et une volonté de domination sur la gent masculine. Ajouté : <p>La plupart des courtisanes ont connu <strong>une enfance misérable</strong>, et subies des sévices.  Caroline Otero, née d’un père inconnu, est violée à 11 ans, puis précipitée par un premier amant dans le monde de la prostitution. <a href="https:/ /murmuresdeparis.com/la-place- saint-georges- joyau-du-9eme- arrondissement/">La Païva</a> voit le jour dans le ghetto de Moscou ; elle est mariée de force à dix-sept ans à un pauvre diable tuberculeux. Liane de Pougy reçoit une éducation religieuse avant d’être elle aussi forcée d'épouser trop jeune  un homme qui la brutalise, allant jusqu’à lui tirer une balle dans la fesse ; le médecin auquel elle demande si cela se verra lui répond « il n’en dépend que de vous » …Marie Duplessis a un père alcoolique, qui l’abandonne à l’âge de sept ans, après la mort de sa femme ; il revient la chercher lorsqu’elle a quatorze ans pour la vendre à un débauché septuagénaire. <strong>Abusées très tôt, ces femmes nourrissent un sentiment de revanche et une volonté de domination sur la gent masculine.</strong></p>
Supprimé ! <a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0545.jpeg"><img class="wp-image-1188 size-medium" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0545- 236x300.jpeg" alt="" width="236" height="300" /></a> L'enfance d'une courtisane 
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:gallery {"linkTo":"file"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped"><!-- wp:image {"id":1188,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0545.jpeg"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0545- 805x1024.jpeg" alt="" class="wp-image- 1188"/></a><figcaption class="wp-element- caption">L'enfance d'une courtisane</figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"id":1432,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0544- 1.jpeg"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0544- 1-745x1024.jpeg" alt="Jeune fille pauvre et son &quot;protecteur&quot;" class="wp-image- 1432"/></a><figcaption class="wp-element- caption">Jeune fille forcée à la prostitution< /figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image --></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:gallery -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><span style="color: #0000ff;">Grisettes et lorettes</span></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
Supprimé ! <strong><span style="color: #0000ff;">Grisettes et Lorettes </span>                                                                                                                                           </strong>Le monde de la prostitution est complexe et « hiérarchisé ». Les prostituées sont généralement pensionnaires de maisons closes, allant des bouges infâmes, où elles ne survivent pas longtemps, aux lieux « de haute tolérance » fréquentés par les bourgeois ; elles deviennent rarement courtisanes.  Les grisettes sont des ouvrières, fréquemment employées dans les métiers du textile. Leur travail est usant, et le salaire insuffisant ; elles arrondissent leur fin de mois en faisant commerce de leur corps. Certaines se laissent séduire par un étudiant qui partage leur vie quelques temps, avant de faire un mariage honorable dans son milieu ; abandonnées, parfois enceintes, elles sombrent dans la misère. D’autres trouvent un protecteur fortuné, qui les installera dans un appartement ; elles changent de statut, deviennent Lorettes ; les plus douées accèderont à celui de courtisanes. Ajouté : <p><strong>   </strong>Le monde de la prostitution est complexe et « hiérarchisé ». <strong>Les prostituées sont généralement pensionnaires de maisons closes</strong>, allant des bouges infâmes, où elles ne survivent pas longtemps, aux lieux « de haute tolérance » fréquentés par les bourgeois ; elles deviennent rarement courtisanes.  <strong>Les grisettes sont des ouvrières,</strong> fréquemment employées dans les métiers du textile. Leur travail est usant, et le salaire insuffisant ; <strong>elles arrondissent leur fin de mois en faisant commerce de leur corps</strong>. Certaines se laissent séduire par un étudiant qui partage leur vie quelques temps, avant de faire un mariage honorable dans son milieu ; abandonnées, parfois enceintes, elles sombrent dans la misère. D’autres trouvent un protecteur fortuné, qui les installera dans un appartement ; <strong>elles changent de statut, deviennent Lorettes ; les plus douées accèderont à celui de courtisanes.< /strong></p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"id":1423,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2023/ 09/Capture-decran- .-2023-09-25- a-20.51.07.png"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2023/ 09/Capture-decran- .-2023-09-25- a-20.51.07-1024x790.png" alt="scène de Maison close par Toulouse Lautrec" class="wp-image- 1423"/></a><figcaption class="wp-element- caption">Maison close</figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><strong><span style="color: #0000ff;">La beauté ne fait pas tout&nbsp;</span> &nbsp;</strong></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
 Ajouté : <p><strong>Les courtisanes ne se contentent pas d’être belles</strong>. Leur « prestation » n’est pas un simple échange charnel. Conquérir les hommes les plus fortunés exige bien davantage. Elles n’ont pas d’éducation, mais apprennent les codes de la haute société grâce à leur instinct. Elles ont <strong>un sens inné de l’élégance.</strong> Afin de briller dans le grand monde, elles acquièrent une culture générale à l’aide de professeurs de diction, de musique etc… Elles tiennent un salon où elles reçoivent l’élite masculine. Leurs amants doivent être fiers de s’afficher avec elles.  Entre le monde de la prostitution et celui de la grande bourgeoisie et de l’aristocratie, <strong>elles fascinent</strong>.</p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"id":1424,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2023/ 09/Capture-decran- .-2023-09-25- a-20.56.22.png"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2023/ 09/Capture-decran- .-2023-09-25- a-20.56.22-1024x677.png" alt="photo de la Castiglione masquée" class="wp-image- 1424"/></a><figcaption class="wp-element-caption">La Castiglione</ figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><strong><span style="color: #0000ff;">Insoumises et émancipées< /span></strong></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
 Ajouté : <p>Devenir courtisane est au 19<sup>ème</sup> siècle le seul moyen pour une jeune fille pauvre, belle et ambitieuse d’échapper à sa condition, à une vie de misère et d’exploitation. Elle a généralement perdu sa virginité très tôt, et ne peut aspirer à un mariage « honnête ». Qualifiée de lionne, <strong>la courtisane est insoumise, libre et indépendante</strong>. « J’ai été l’esclave de mes passions, jamais d’un homme » déclare Caroline Otero. Elle n’a ni proxénètes ni maris, choisit ses amants. <strong>Libérée des carcans </strong>dans lesquels sont enfermées les femmes du monde, elle est provocatrice.  Elle monte à cheval, voyage seule dans le monde entier, bénéficiant de l’aura de la capitale française à l’étranger.</p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"id":1422,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2023/ 09/Capture-decran- .-2023-09-25- a-20.47.20.png"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2023/ 09/Capture-decran- .-2023-09-25- a-20.47.20-1024x753.png" alt="Portrait de courtisane" class="wp-image- 1422"/></a><figcaption class="wp-element- caption">portrait de courtisane</figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><span style="color: #0000ff;"><strong>Terrains de chasse</strong> </span></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
 Ajouté : <p>Les grisettes qui aspirent à devenir courtisanes doivent <strong>« chasser » sur les lieux fréquentés par la haute société parisienne</strong>. L’Opéra, les courses hippiques, le Bois de Boulogne sont des terrains privilégiés ; de même que les bals, tels la Closerie des Lilas, où les hommes aiment s’encanailler. La scène est un autre moyen de se faire remarquer ; les artistes femmes ne peuvent survivre financièrement sans un protecteur ; les plus talentueuses deviennent de célèbres courtisanes ; les autres sont jetées en pâture aux bourgeois ; un contemporain évoque <strong>« la traite des planches ».</strong> Caroline Otero est une excellente danseuse ; elle fait ses débuts dans des cabarets, y attire l’attention d’un banquier qui lui présente un imprésario, et accède à la célébrité. Liane de Pougy débute aux Folies Bergères ; « elle joue mieux couchée que debout » dirent les critiques.</p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"align":"center","id":1195} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image aligncenter"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0559- 1.jpeg"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0559- 1-1024x1021.jpeg" alt="" class="wp-image- 1195"/></a><figcaption class="wp-element-caption">En quête d'une proie dans un grand restaurant</figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><span style="color: #0000ff;"><strong>Leurs amants&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; </strong></span></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
 Ajouté : <p>Ils viennent du monde de l’aristocratie, mais surtout de la grande bourgeoisie d’affaire. L’expansion économique sans précédent à partir des années 1850 fait naitre de nouvelles fortunes. L’argent prend progressivement le pas sur la naissance. <strong>Les « nouveaux riches » </strong>veulent afficher leur réussite par de somptueuses demeures, des œuvres d’art…et une célèbre courtisane. A la différence d’une vulgaire maîtresse, <strong>la courtisane est exhibée avec fierté.</strong> Caroline Otero est surnommée la sirène des suicidés : plusieurs de ses amants se sont donné la mort pour elle. La Comtesse de Castiglione entretient une relation avec l’Empereur Napoléon III.  Certaines font naître des passions chez les artistes, tel Marie Duplessis et Franz Liszt ; morte de tuberculose, immortalisée par <strong>« La Dame aux Camélia »</strong> elle devient une véritable icône du Romantisme. Jeanne Toussaint connaît une grande histoire d’amour avec Louis Cartier, et Valtesse de la Bigne avec Jacques Offenbach.</p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:gallery {"linkTo":"file"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped"><!-- wp:image {"id":1196,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0560.jpeg"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0560- 765x1024.jpeg" alt="" class="wp-image- 1196"/></a><figcaption class="wp-element-caption">La courtisane ne fréquente que "le grand monde"</figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"id":1421,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2023/ 09/Capture-decran- .-2023-09-25- a-20.42.43.png"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2023/ 09/Capture-decran- .-2023-09-25- a-20.42.43-800x1024.png" alt="Bal parisien, 19ème siècle" class="wp-image- 1421"/></a><figcaption class="wp-element- caption">Bourgeois et demi-mondaines< /figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image --></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:gallery -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><span style="color: #0000ff;"><strong>Des fortunes considérables&nbsp; &nbsp; &nbsp; </strong></span></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
 Ajouté : <p><span style="color: #0000ff;"><strong>  </strong></span>Le succès d’une courtisane se mesure à sa fortune. <strong>Ses honoraires sont extravagants.</strong>  Le spectaculaire est la règle. Son attirance pour le luxe est sans limites. <a href="https:/ /murmuresdeparis.com/la-place- saint-georges- joyau-du-9eme- arrondissement/">La Païva </a>se fait construire un hôtel particulier sur les Champs Élysées, pour lequel elle fait appel aux meilleurs artistes ; <strong>du lait ou du champagne coulent des robinets en or de la baignoire</strong>. La surcharge décorative, l’accumulation de matériaux précieux, est de mise dans un intérieur de courtisane.  Le lit a une importance particulière car « la fortune ne vient pas en dormant seule » déclare la Belle Otero. La courtisane doit briller, frapper l’imaginaire collectif. Elle s’autorise, à la différence des femmes du monde, <strong>toutes les excentricités et les excès </strong>dans son apparence. Elle fait la fortune des joailliers et de la Haute Couture. Elle s’habille de couleurs vives, se maquille avec audace, teinte sa chevelure. Elle mène souvent sa carrière en <strong>véritable femme d’affaires.< /strong></p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"align":"center","id":1199} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image aligncenter"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0564- 1.jpeg"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0564- 1-1024x625.jpeg" alt="" class="wp-image- 1199"/></a><figcaption class="wp-element- caption">Escalier en marbre de l'hôtel de la Païva, Champs-Elysées.< /figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><strong><span style="color: #0000ff;">Influenceuses avant l’heure&nbsp;</span> </strong></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
 Ajouté : <p>Certaines courtisanes ont <strong>inspiré la mode,</strong> et en font parfois profession. Liane de Pougy fut l’une des mécènes de Lalique et porte ses bijoux. Les amies courtisanes de Coco Chanel sont ses ambassadrices ; elles sont les premières à oser porter ses créations. Jeanne Toussaint dirige le département luxe de Cartier ; elle va y élaborer <strong>le fameux bijou en forme de panthère</strong>, « double de moi-même, sauvage et dominante ». Dans le domaine de la santé, elles diffusent des pratiques de contraception, tel l’usage du <strong>préservatif en boyau de mouton</strong>. Elles ont parfois recours à des pratiques d’avortement à l’aide de produits souvent inefficaces et dangereux. Soucieuses d’hygiène, elles sont parmi les premières à faire installer des salles de bains et <strong>des bidets </strong>à une époque où la toilette est encore sommaire.</p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"align":"center","id":1201} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image aligncenter"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0566- 1.jpeg"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0566- 1-1024x723.jpeg" alt="" class="wp-image- 1201"/></a><figcaption class="wp-element- caption">Jeanne Toussaint créa la célèbre Panthère de Cartier</figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><span style="color: #0000ff;"><strong>Utilisation des «&nbsp;médias&nbsp;»&nbsp; </strong></span></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
 Ajouté : <p>Au milieu du 19<sup>ème</sup> siècle, <strong>la culture du visuel est en plein essor,</strong> les courtisanes en exploitent toutes les ressources. Elles se font photographier par des professionnels, diffusent leur image à l’aide de <strong>cartes postales.</strong> Elles posent pour <strong>des publicités</strong>, et figurent sur des affiches qui envahissent le paysage urbain.  Elles propagent le personnage de légende qu’elles se sont façonnées, mettent en scène leurs frasques et leurs excentricités. Elles font rêver les hommes, tandis que les femmes « respectables » les jalousent secrètement.</p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:gallery {"linkTo":"file"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped"><!-- wp:image {"id":1434,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
Supprimé ! <a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0548.jpeg"><img class="wp-image-1190 size-large" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0548- 1024x822.jpeg" alt="" width="604" height="485" /></a> Pensionnaires d'une maison close parisienne par Toulouse Lautrec.[/caption] Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0568- 1.jpeg"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0568- 1-645x1024.jpeg" alt="carte postale de Liane de Pougy en danseuse" class="wp-image- 1434"/></a><figcaption class="wp-element- caption">Liane de Pougy</figcaption></figure>
Supprimé ! <strong><span style="color: #0000ff;">La beauté ne fait pas tout </span>                                                                                                                              </strong>Les courtisanes ne se contentent pas d’être belles. Leur « prestation » n’est pas un simple échange charnel. Conquérir les hommes les plus fortunés exige bien davantage. Elles n’ont pas d’éducation, mais apprennent les codes de la haute société grâce à leur instinct. Elles ont un sens inné de l’élégance. Afin de briller dans le grand monde, elles acquièrent une culture générale à l’aide de professeurs de diction, de musique etc… Elles tiennent un salon où elles reçoivent l’élite masculine. Leurs amants doivent être fiers de s’afficher avec elles.  Entre le monde de la prostitution et celui de la grande bourgeoisie et de l’aristocratie, elles fascinent. 
Supprimé ! [caption id="attachment_1191" align="aligncenter" width="200"]<a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0549- 1.jpeg"><img class="wp-image-1191 size-medium" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0549- 1-200x300.jpeg" alt="" width="200" height="300" /></a> La Castiglione fascine et intrigue 
Supprimé ! <strong><span style="color: #0000ff;">Insoumises et émancipées</span>                                                                                                                    </strong>Devenir courtisane est au 19<sup>ème</sup> siècle le seul moyen pour une jeune fille modeste, belle et ambitieuse d’échapper à sa condition, à une vie de misère et d’exploitation. Elle a généralement perdu sa virginité très tôt, et ne peut aspirer à un mariage « honnête ». Qualifiée de lionne, la courtisane est insoumise, libre et indépendante. « J’ai été l’esclave de mes passions, jamais d’un homme » déclare Caroline Otero. Elle n’a ni proxénètes ni maris, choisit ses amants. Libérée des carcans dans lesquels sont enfermées les femmes du monde, elle est provocatrice.  Elle monte à cheval, voyage seule dans le monde entier, bénéficiant de l’aura de la capitale française à l’étranger. 
Supprimé ! <a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0558.jpeg"><img class="size-large wp-image-1194" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0558- 1024x701.jpeg" alt="" width="604" height="413" /></a> Valtesse de La Bigne 
Supprimé ! <span style="color: #0000ff;"><strong>Terrains de chasse                                                                                                                                              </strong></span>Les grisettes qui aspirent à devenir courtisanes doivent « chasser » sur les lieux fréquentés par la haute société parisienne. L’Opéra, les courses hippiques, le Bois de Boulogne sont des terrains privilégiés ; de même que les bals, tels la Closerie des Lilas, où les hommes aiment s’encanailler. La scène est un autre moyen de se faire remarquer ; les artistes femmes ne peuvent survivre financièrement sans un protecteur ; les plus talentueuses deviennent de célèbres courtisanes ; les autres sont jetées en pâture aux bourgeois ; un contemporain évoque « la traite des planches ». Caroline Otero est une excellente danseuse ; elle fait ses débuts dans des cabarets, y attire l’attention d’un banquier qui lui présente un imprésario, et accède à la célébrité. Liane de Pougy débute aux Folies Bergères ; « elle joue mieux couchée que debout » dirent les critiques.  
Supprimé ! <a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0559- 1.jpeg"><img class="size-large wp-image-1195" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0559- 1-1024x1021.jpeg" alt="" width="604" height="602" /></a> En quête d'une proie dans un grand restaurant[/caption]  
Supprimé ! <span style="color: #0000ff;"><strong>Leurs amants                                                                                                                                                           </strong></span>Ils viennent du monde de l’aristocratie, mais surtout de la grande bourgeoisie d’affaire. L’expansion économique sans précédent à partir des années 1850 fait naitre de nouvelles fortunes. L’argent prend progressivement le pas sur la naissance. Les « nouveaux riches » veulent afficher leur réussite par de somptueuses demeures, des œuvres d’art…et une célèbre courtisane. A la différence d’une vulgaire maîtresse, la courtisane est exhibée avec fierté. Caroline Otero est surnommée la sirène des suicidés : plusieurs de ses amants se sont donné la mort pour elle. La Comtesse de Castiglione entretient une relation avec l’Empereur Napoléon III.  Certaines font naître des passions chez les artistes, tel Marie Duplessis et Franz Liszt ; morte de tuberculose, immortalisée par « La Dame aux Camélia » elle devient une véritable icône du Romantisme. Jeanne Toussaint connaît une grande histoire d’amour avec Louis Cartier, et Valtesse de la Bigne avec Jacques Offenbach.  
Supprimé ! [caption id="attachment_1196" align="aligncenter" width="604"]<a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0560.jpeg"><img class="size-large wp-image-1196" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0560- 765x1024.jpeg" alt="" width="604" height="808" /></a> La courtisane ne fréquente que "le grand monde"[/caption]  
Supprimé ! <span style="color: #0000ff;"><strong>Des fortunes considérables                                                                                                                             </strong></span>Le succès d’une courtisane se mesure à sa fortune. Ses honoraires sont extravagants.  Le spectaculaire est la règle. Son attirance pour le luxe est sans limites. La Païva se fait construire un hôtel particulier sur les Champs Élysées, pour lequel elle fait appel aux meilleurs artistes ; du lait ou du champagne coulent des robinets en or de la baignoire. La surcharge décorative, l’accumulation de matériaux précieux, est de mise dans un intérieur de courtisane.  Le lit a une importance particulière car « la fortune ne vient pas en dormant seule » déclare la Belle Otero. La courtisane doit briller, frapper l’imaginaire collectif. Elle s’autorise, à la différence des femmes du monde, toutes les excentricités et les excès dans son apparence. Elle fait la fortune des joailliers et de la Haute Couture. Elle s’habille de couleurs vives, se maquille avec audace, teintent sa chevelure. Elle mène souvent sa carrière en véritable femme d’affaires.  
Supprimé ! [caption id="attachment_1199" align="aligncenter" width="604"]<a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0564- 1.jpeg"><img class="size-large wp-image-1199" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0564- 1-1024x625.jpeg" alt="" width="604" height="369" /></a> Escalier en marbre de l'hôtel de la Païva, Champs-Elysées.[/caption]  
Supprimé ! <strong><span style="color: #0000ff;">Des influences avant l’heure </span>                                                                                                             </strong>Certaines courtisanes ont inspiré la mode, et en font parfois profession. Liane de Pougy fut l’une des mécènes de Lalique et porte ses bijoux. Les amies courtisanes de Coco Chanel sont ses ambassadrices ; elles sont les premières à oser porter ses créations. Jeanne Toussaint dirige le département luxe de Cartier ; elle va y élaborer le fameux bijou en forme de panthère, « double de moi-même, sauvage et dominante ». Dans le domaine de la santé, elles diffusent des pratiques de contraception, tel l’usage du préservatif en boyau de mouton. Elles ont parfois recours à des pratiques d’avortement à l’aide de produits souvent inefficaces et dangereux. Soucieuses d’hygiène, elles sont parmi les premières à faire installer des salles de bains et des bidets à une époque où la toilette est encore sommaire.  
Supprimé ! [caption id="attachment_1201" align="aligncenter" width="604"]<a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0566- 1.jpeg"><img class="size-large wp-image-1201" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0566- 1-1024x723.jpeg" alt="" width="604" height="426" /></a> Jeanne Toussaint créa la célèbre Panthère de Cartier[/caption]  
Supprimé ! <span style="color: #0000ff;"><strong>Utilisation des « médias »                                                                                                                                </strong></span>Au milieu du 19<sup>ème</sup> siècle, la culture du visuel est en plein essor, les courtisanes en exploitent toutes les ressources. Elles se font photographier par des professionnels, diffusent leur image à l’aide de cartes postales. Elles posent pour des publicités, et figurent sur des affiches qui envahissent le paysage urbain.  Elles propagent le personnage de légende qu’elles se sont façonnées, mettent en scène leurs frasques et leurs excentricités. Elles font rêver les hommes, tandis que les femmes « respectables » les jalousent secrètement. 
Supprimé ! [caption id="attachment_1212" align="aligncenter" width="604"]<a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0554- 1.jpeg"><img class="size-large wp-image-1212" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0554- 1-894x1024.jpeg" alt="" width="604" height="692" /></a> Excellente danseuse, la Belle Otero diffuse son image 
 Ajouté : <!-- /wp:image -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"id":1406,"sizeSlug" :"large","linkDestination":"media"} -->
 Ajouté : <figure class="wp-block-image size-large"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/Capture-decran- .-2023-09-25- a-19.13.30.png"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/Capture-decran- .-2023-09-25- a-19.13.30-744x1024.png" alt="Photo d'une courtisane du 19ème" class="wp-image- 1406"/></a><figcaption class="wp-element- caption">Tenue provocatrice< /figcaption></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:image --></figure>
 Ajouté : <!-- /wp:gallery -->
 Ajouté : <!-- wp:heading -->
 Ajouté : <h2 class="wp-block- heading"><span style="color: #0000ff;"><strong>Sorties de scène&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</strong> </span></h2>
 Ajouté : <!-- /wp:heading -->
 Ajouté : <!-- wp:paragraph -->
Supprimé ! <span style="color: #0000ff;"><strong>Sorties de scène                                                                                                                                            </strong> </span>Quand la vieillesse les rattrape, les courtisanes connaissent des sorts plus ou moins tragiques, et parfois inattendus. La Castiglione finit ses jours recluse, en proie à la folie ; elle persiste à poser dans les tenues fastueuses de sa jeunesse ; plus tard, elle recouvre les miroirs de voiles noirs et ne sort qu’à la nuit tombée ; elle est retrouvée morte entourée des dépouilles empaillées de ses chiens. Liane de Pougy se lie d’amitié avec la mère supérieure d’un établissement pour handicapés mentaux, qu’elle soutient financièrement ; veuve, elle entre au couvent où elle est inhumée. Caroline Otero, joueuse invétérée, perd toute sa fortune et termine ses jours dans un modeste studio à Nice ; la veille de sa mort, elle va chez son petit traiteur habituel commander son repas et lui dit « ce soir, deux portions, nous serons deux »… Ajouté : <p><span style="color: #0000ff;"><strong>  </strong></span>Quand la vieillesse les rattrape, les courtisanes connaissent <strong>des sorts plus ou moins tragiques, et parfois inattendus.</strong> La Castiglione finit ses jours recluse, <strong>en proie à la folie </strong>; elle persiste à poser dans les tenues fastueuses de sa jeunesse ; plus tard, elle recouvre les miroirs de voiles noirs et ne sort qu’à la nuit tombée ; elle est retrouvée morte entourée des dépouilles empaillées de ses chiens. Liane de Pougy se lie d’amitié avec la mère supérieure d’un établissement pour handicapés mentaux, qu’elle soutient financièrement ; veuve, elle <strong>entre au couvent </strong>où elle est inhumée. Caroline Otero, joueuse invétérée, perd toute sa fortune et termine ses jours dans un modeste studio à Nice ; la veille de sa mort, elle va chez son petit traiteur habituel commander son repas et lui dit « ce soir, deux portions, nous serons deux »…</p>
 Ajouté : <!-- /wp:paragraph -->
 Ajouté : <!-- wp:image {"align":"center","id":1184} -->
Supprimé ! <a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0540- 1.jpeg"><img class="size-large wp-image-1184" src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0540- 1-717x1024.jpeg" alt="" width="604" height="863" /></a> La Castiglione âgée posant dans ses tenues de jeunesse.[/caption] Ajouté : <figure class="wp-block-image aligncenter"><a href="https:/ /murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0540- 1.jpeg"><img src="https:// murmuresdeparis.com/wp-content/ uploads/2022/ 11/IMG_0540- 1-717x1024.jpeg" alt="" class="wp-image- 1184"/></a><figcaption class="wp-element-caption">La Castiglione âgée posant dans ses tenues de jeunesse.</figcaption></figure>
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
Supprimé ! &nbsp; 
 Ajouté : <!-- /wp:image -->

Note: Spaces may be added to comparison text to allow better line wrapping.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *